http://www.persee.fr/doc/rfsoc_0035-2969_1992_num_33_4_5625
Anouar REGHIOUI
mercredi 20 janvier 2016
samedi 16 janvier 2016
Efficience - X
Voici une référence à lire :
http://www.persee.fr/doc/rfeco_0769-0479_1995_num_10_3_985
http://www.persee.fr/doc/rfeco_0769-0479_1995_num_10_3_985
jeudi 14 janvier 2016
Derniers cours
Les 2 derniers cours auront lieu selon le calendrier suivant :
1. mardi 19 janvier 2016 de 10h30 à 12h30
2. jeudi 21 janvier 2016 de 10h à 12h
Le contrôle continu n°2 est prévu pour le jeudi 11 février 2016 à partir de 10h.
lundi 4 janvier 2016
Les théories de la firme entre « contrats » et « compétences »
Merci de consulter le lien suivant : http://rei.revues.org/4142
samedi 12 décembre 2015
Avis aux étudiants
Le prochain cours prévu pour le jeudi 17 décembre est avancé à lundi 14 décembre 2015 à partir de 10h30 à la salle M5.
Merci de diffuser l'information.
Merci de diffuser l'information.
mercredi 9 décembre 2015
La rationalité limitée
La rationalité limitée (bounded rationality)
désigne une hypothèse sur la rationalité des acteurs économiques qui consiste à
considérer qu'ils disposent d'une quantité d'information et de capacités
cognitives limitées ne leur permettant pas d'optimiser leurs choix. Cette
hypothèse prend à contrepied l'hypothèse de rationalité classique des acteurs
économique qui sont eux censés pouvoir établir de manière claire et immédiate
leurs préférences. Par exemple, avec une rationalité de type classique, un
acteur est en mesure de déterminer parmi tous les choix possibles qu'il
préfèrera tel choix, alors qu'avec une rationalité limitée, un acteur
s'arrêtera lorsqu'il estimera son choix satisfaisant compte tenu du temps et de
l'information dont il dispose pour le réaliser.
Le concept de rationalité limitée a été forgé par
Herbert Simon dans Administrative Behavior (1947). Cette nouvelle
hypothèse de rationalité a permis de renouveler la manière dont les économistes
ont analysé la décision en réintroduisant notamment la notion de contrainte
temporelle et de contrainte cognitive. Herbert Simon a fondé son concept sur la
critique de la théorie économique de l'époque, qui avec ses critères trop
abstraits, empêchait de comprendre la rationalité de certaines décisions. Ces
décisions pouvaient apparaître, à l'examen, absurdes alors qu'elles
correspondaient à une situation de choix sous contrainte. Pour comprendre la
manière dont Herbert Simon redéfinit la rationalité classique, il est possible
d'établir le tableau suivant.
|
Rationalité classique
|
Rationalité limitée
|
|
Accès
illimité à
l’information
|
Accès
limité à
l’information
|
|
Capacité
cognitive d’optimisation
|
Capacité
cognitive de satisfaction
|
|
Vision
claire des
préférences
|
Vision
floue des
préférences
|
Tout d'abord, il faut admettre selon Simon, qu'un
individu ne dispose pas d'un accès illimité à l'information, notamment parce
que s'informer demande à la fois des ressources en termes d'argent, de temps,
mais aussi en capital social. Ensuite, un individu dispose de capacités
cognitives qui ne lui permettent pas à la manière des ordinateurs d'obtenir une
vue synoptique de toutes les situations dans lesquelles il se trouve, avec pour
chacune, une analyse en termes de coûts et de bénéfices. Il ne peut donc pas
optimiser son choix, c'est-à-dire sélectionner objectivement le meilleur
de tous les choix possibles. En revanche, il peut sélectionner le meilleur
choix possible du point de vue de ses propres critères de satisfaction : il
arrête sa recherche d'information lorsqu'il estime que la solution à laquelle
il est parvenu lui semble la meilleure possible subjectivement. Enfin,
un individu réel n'a pas toujours une vision claire de ce qu'il veut : bien
souvent ses préférences sont amenées à évoluer en fonction du temps et des
situations qu'il traverse. Ses préférences peuvent également apparaître
contradictoires ou bien encore après coup. Il faut donc supposer des individus
aux préférences floues.
Dans l'optique d'Herbert Simon, les choix des
individus sont toujours rationnels, ils font l'objet d'un processus de
sélection en vue du meilleur choix subjectivement possible, mais cette
rationalité est limitée par l'environnement. Cette conception limitée de la
rationalité aboutit à considérer avec intérêt l'environnement dans lequel une
décision s'inscrit. L'environnement joue en effet comme une contrainte sur le
comportement et la rationalité des acteurs. Dans une organisation, les
individus sont incités à poursuivre les objectifs de l'organisation. Par
conséquent, pour influencer un individu au sein d'une organisation, il faut
parvenir à aménager son environnement de telle sorte que celui-ci ne constitue
plus une limite, mais devienne l'outil de son dépassement.
Dans Administrative Behavior. A Study of
Decision-Making in Administrative Organization (1947), Herbert Simon
réalise une analyse de la décision dans le but de renforcer la conformité des
comportements individuels aux normes des décideurs. Dans une optique classique,
l'environnement n'agit pas comme une contrainte sur la rationalité des acteurs
: c'est une rationalité omnisciente et omnipotente. Dans l'optique de Simon, la
rationalité doit s'apprécier en fonction des objectifs d'une organisation.
L'organisation constitue un environnement pour l'individu qui cadre son choix.
Elle exerce deux types d'influence que sa décision :
- une influence externe : ce sont les stimuli envoyés par l'organisation pour influencer l'individu, essentiellement l'autorité et la communication.
- L'autorité permet de prévoir quels seront les comportements adoptés par autrui.
- La communication permet de transmettre un cadre à l'élaboration de la décision.
- l'influence interne : c'est le caractère psychologique des individus qui détermine la réponse aux stimuli, qui est déterminé par un critère d'efficience et d'identification aux objectifs de l'organisation.
- Le critère d'efficience désigne les informations dont une personne dispose sur l'efficience d'une mesure prise pour atteindre un résultat donné.
- Le phénomène d'identification constitue le degré d'identification d'une personne aux objectifs de l'organisation (ce phénomène incite la personne à suivre les objectifs importants, mais il peut aussi aboutir à des situations contre-productives lorsqu'une personne ne suit plus que les objectifs importants et délaisse les objectifs secondaires).
A la lumière de cette double influence, il est
possible de déterminer le cadre de la décision, ce que Simon appelle les «
prémisses de la décision ». Plus ces prémisses seront prégnantes au
sein de l'organisation, plus le cadre de la décision pourra influencer
l'individu dans ses choix. Dans ces conditions, une entreprise a tout intérêt à
concevoir un tel environnement organisationnel : cela doit permettre aux choix
des acteurs de coïncider avec les objectifs de l'entreprise et de réduire les limites
de la rationalité lors de la prise de décision. Le cadre de la décision est le
résultat d'un processus d'apprentissage qui permet d'objectiver les critères de
satisfaction de ses membres. Cette analyse invite à considérer à la fois la
personnalité des individus (critères d'influence interne) et le cadre d'action
de l'organisation (critères d'influence externe) dans le but de faire tendre
les acteurs vers les normes de satisfaction minimales de l'organisation.
La remise en cause de la théorie classique de la
rationalité, aussi appelée la théorie du choix rationnel, permet d'éviter le
rejet dans l'irrationnel des comportements qui ne cadrent pas a priori avec les
canons du choix optimal. Elle permet également de prendre en compte les
comportements dans leur dimension d'adaptation aux contraintes. Cette posture
incite à considérer que les individus ont toujours de bonnes raisons d'agir
comme ils le font.
Publié par Nicolas Rouillot
mercredi 2 décembre 2015
Plan du cours :
Chapitre 1 : L’approche néo-classique standard de la
firme
Chapitre 2 : Théorie de l’agence
Chapitre 3 : Théorie des coûts de transaction
Chapitre 4 : Théorie évolutionniste de la firme
Chapitre 5 : Théorie des droits de propriété
Chapitre 6 : Théorie de la contingence
Chapitre 7 : Théorie de l'efficacité-X
Chapitre 8 : Théorie des firmes A et J
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